
AMP, pour Accelerated Mobile Pages, est un format de pages web allégées lancé par Google en 2015 pour accélérer l’affichage sur mobile : HTML restreint, JavaScript imposé, pages servies depuis le cache de Google. Un temps obligatoire pour figurer dans le carrousel d’actualités mobile, il ne l’est plus depuis juin 2021, et ne se justifie plus pour aucun site en 2026 : Google ne le recommande plus, ne l’affiche plus, et mesure la vitesse directement sur vos pages.
Comment fonctionnait l'AMP ?
Le site produisait, en parallèle de chaque page, une version AMP : mêmes contenus, mais un HTML limité à quelques balises autorisées, un JavaScript unique fourni par le projet, et des styles réduits. Google mettait ces versions en cache sur ses propres serveurs et les servait depuis là, ce qui rendait l’affichage quasi instantané sur mobile, au prix d’une URL google.com dans la barre d’adresse et d’une page appauvrie : pas de formulaire complexe, pas d’outil interactif, des publicités contraintes.
Pourquoi Google a-t-il abandonné l'exigence AMP ?
Avec sa mise à jour de l’expérience sur la page, en juin 2021, Google a remplacé l’exigence AMP par des critères mesurables sur n’importe quelle page : les Core Web Vitals. Le carrousel d’actualités s’est ouvert à toutes les pages rapides, le badge AMP a disparu des résultats, et le cache a perdu son intérêt. Le format survit techniquement, mais plus rien dans le classement ne le récompense, et l’écosystème l’a suivi : extensions WordPress abandonnées, éditeurs de presse revenus à des pages classiques.
Faut-il retirer AMP d'un site qui l'utilise encore ?
Oui, avec méthode. Un site qui sert encore des versions AMP maintient deux jeux de pages pour un bénéfice nul, complique la mesure de son audience et expose ses visiteurs à une version dégradée. Le retrait consiste à désactiver la génération des pages AMP, puis à rediriger en 301 chaque URL AMP vers sa page classique, pour conserver les liens et l’historique. Le vrai travail commence ensuite : rendre la page classique rapide, ce que détaille notre guide pour améliorer le temps de chargement.
Que faire à la place de l'AMP ?
Ce qu’AMP promettait, la vitesse sur mobile, s’obtient aujourd’hui sans format spécial : images en WebP et correctement dimensionnées, scripts tiers différés, cache serveur, hébergement adapté, thème léger. Ces optimisations se mesurent avec les Core Web Vitals, les seuils que Google utilise réellement, et elles profitent à toutes vos pages plutôt qu’à des copies appauvries.
Questions fréquentes sur l’AMP
AMP a-t-il déjà été un facteur de classement ?
Jamais directement : il ouvrait l'accès à un emplacement, le carrousel d'actualités mobile, sans peser dans le classement des pages elles-mêmes. Beaucoup de sites l'ont déployé pour un bénéfice qu'ils n'ont jamais mesuré, parce qu'ils ne publiaient pas d'actualités.
Le rapport AMP de la Search Console signale des erreurs : faut-il les corriger ?
Non, il faut les faire disparaître avec les pages : corriger des erreurs AMP en 2026 revient à entretenir un format sans usage. Le rapport se vide de lui-même une fois les URL AMP redirigées et désindexées.
Le retrait d’AMP fait-il perdre du trafic ?
Non, si les redirections sont posées : les visiteurs et les liens suivent vers les pages classiques. Certains sites constatent même une mesure d'audience plus juste, les visites AMP ayant longtemps été comptabilisées à part ou perdues.